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Conférence: la segmentation stratégique en
France La segmentation en Belgique La Commission européenne
En 2003, le projet est de découvrir la région de
Roeselaere, en Belgique. En effet, en France, la segmentation
stratégique en est encore à ses premiers balbutiements. En Belgique,
autour des veilings, et grâce à un système de certification solide, le
travail de segmentation est relativement développé. L’objectif de ce
séminaire est de découvrir comment ce système permet effectivement de
mieux valoriser et de mieux différencier leurs légumes.
La segmentation
stratégique en France : conférence de B. Bougerol,
INTERFEL
Afin de se
mettre à niveau en ce qui concerne le projet actuel d’INTERFEL sur la
segmentation stratégique, les Jeunes Maraîchers ont fait appel à Bruno
Bougerol, directeur du service Gestion et Produits à INTERFEL afin qu’il
leur explique l’état d’avancement du projet.
Cette
conférence, organisée avec l’aide de la Fédération Départementale des
Syndicats d’Exploitants Agricoles de Lille, était ouverte également aux
maraîchers locaux afin d’élargir le débat et de faire connaître le projet.
Le prochain congrès de la FNPL se déroulant à Lille, il paraissait
également important à la FNPL de pouvoir rassembler les maraîchers pour
créer une équipe susceptible d’aider localement à l’organisation du
congrès.
La segmentation en Belgique
Au niveau des
exploitations: une certification solide Au niveau des veilings: concentration de l'offre et formation des
prix Au niveau des
industries de transformation Au niveau des
plates-formes de distribution
Et
enfin, au niveau des magasins
Au niveau des exploitations : une
certification solide
Certaines exploitations, comme
celle productrice de poireaux, se sont également engagées dans la démarche
Eurep Gap en plus de la démarche Flandria. La démarche Eurep Gap
concerne plus l’itinéraire technique et les conditions de production que
le produit fini.
Au niveau des veilings:
concentration de l'offre et formation des prix
Dès qu'un producteur livre ses
légumes au REO, l'un des 15 agréeurs du site effectue un agréage précis
afin de classer le produit (4 classes : Flandria AB+, Flandria B+, Cat. I,
Cat. II). Dès lors, le produit rentre dans un "bloc" constitué des mêmes
légumes, de même calibre, de même conditionnement et de même qualité. Une
distinction est apportée si les légumes sont issus d'exploitations sous
certification Eurep Gap.
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Ces blocs sont ensuite
proposés à la vente au cadran. L’acheteur connaît alors
toutes les caractéristiques du lot (certification, catégorie...),
sans toutefois pouvoir voir le lot. Les achats peuvent également se
faire par internet (15 % du chiffre d’affaires se fait par
téléachat).
Le prix initial pour un bloc pour la vente
au cadran est déterminé en fonction du cours de la veille, des
volumes disponibles et des informations des acheteurs. En règle
générale, ce prix initial correspond à deux fois le prix espéré.
Ensuite, dès qu'un premier achat à été effectué, le prix de départ
du cadran correspond au prix du premier achat auquel on ajoute 20 ou
30 centimes. Un prix plancher est également |
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défini. Si lors du tour du cadran aucun acheteur ne
se manifeste et que le prix plancher est atteint, le bloc est
invendu, il est détruit par le Reo le jour même (entre 500 et 2000
tonnes de déchets par an, ce qui représente entre 0,33 et 1,33 % des
volumes vendus).
En 1999, le marché de gros Reo Veiling
a fondé le Lava en collaboration avec six autres marchés de
gros flamands de fruits et légumes. Le but de cette association
était d’harmoniser entre eux la commercialisation, le contrôle de la
qualité et la recherche afin de mieux répondre à la demande de la
distribution moderne, qui recherchait des achats à terme. Le
Lava achète toujours au cadran tous les jours et c’est lui qui fait
une péréquation suivant les prix obtenus auprès de la grande
distribution. La tendance actuelle serait un retour des acheteurs de
la Grande Distribution sur les cadrans.

Salle des cadrans du veiling Reo
Au niveau des industries de
transformation
LEGUMEX
est une filiale d'un puissant groupe agro-alimentaire belge, UNI
VEG, qui possède en Belgique trois usines de 4ème Gamme, une pour
les gratins et une pour la production de bulbes. LEGUMEX fabrique
plus de 200 références différentes dans cette usine (de la salade
mélangée au plat préparé avec riz et crevettes).
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NOVA VEG, filiale de UNI VEG,
est l'un des prestataires logistique de Carrefour en Belgique. Celui de St
Kateline, gère les produits frais (fruits et légumes, crémerie,
charcuterie, oeufs) ainsi que les fruits et légumes secs. Il travaille
pour les magasins du groupe Carrefour (les Hypers comme les supérettes) et
gère 3 000 références.
La commission européenne
Etant donnée les enjeux politiques actuels à
propos de la réforme à moyen terme de la PAC, la délégation française a
profité du fait d’être en Belgique pour se rendre à la Commission
Européenne. Elle a rencontré Jerzy Glücksman, qui a présenté la
revue à moyen terme de la PAC ainsi que Tomas Garcia Azcarate, chef du
bureau Fruits et Légumes à la direction générale de l'agriculture.
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