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programme du séminaire les autres séminaires jeunes maraîchers témoignage d'Alain Cottebrune, président des
jeunes maraîchers
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Comment s’adapter à l’ouverture des marchés
Europe-Maroc qui se profile ?
Tel était le thème du séminaire des jeunes maraîchers, partis à l’assaut de la filière
légumes à Agadir, au Maroc entre le 21 et le 25 janvier 2004. Le
thème était d’actualité : dans le cadre des accords de partenariat entre l'Union Européenne et neuf pays
méditerranéens, signé en 1995, pour favoriser le dialogue politique
et la démocratie, pour établir une zone de libre échange entre les
signataires à l'horizon 2007, et pour favoriser la coopération
économique dans plusieurs secteurs, un nouvel
accord a été signé courant octobre 2003 augmentant le contingent de
tomates marocaines importées par l’Europe. (cf Légumes infos -
novembre 2003).
Dans ce contexte, quel est le potentiel de
production marocain ? Daniela et Gabriela, les tomates
marocaines, poussent les pieds dans le sable, entre l’Atlas et
l’océan Atlantique, dans la région du Sous. Elles résistent aux
forts gradients de température entre le jour et la nuit (les serres
ne sont pas chauffées) et aux longs trajets en camion entre Agadir
et l’Europe voire même la Russie. Elles sont produites exclusivement
sous serres, toutes protégées de filet insect-proof 10*22, seul
moyen efficace de lutte contre le Bémisia, vecteur du TYLC.
« On ne prétend pas atteindre le zéro mouche blanche, mais
le zéro TYLC » explique Abdelhaq Hanafi, professeur chercheur
dans le département de Protection des Plantes, Institut Agronomique
et Vétérinaire Hassan II à Agadir. Dans ce pays où le climat est
favorable, où la main d’oeuvre est 15 fois moins chère qu’en France,
l’eau devient une denrée rare et chère et préoccupe de plus en plus
sérieusement les acteurs de la filière qui seront obligés
d’apprendre à optimiser leur gestion de
l’eau...
 Angélique Delahaye, présidente de la FNPL
accompagnait les 25 jeunes maraîchers
 Un des contrôles qualité dans une station de
conditionnement
Programme du
séminaire
| Jeudi 22 janvier :
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Accueil
de la délégation par Samir Tazi, Vice-Président de l’association des
Producteurs Exportateurs de Fruits et de légumes du Maroc (APEFEL),
- Présentation de la délégation, des productions et mode de
commercialisation de chacun, - Visite de la station de conditionnement
d’agrumes de PACKSOUS , - Visite de l’exploitation d’un français
expatrié, producteur de fines herbes (30 hectares sous serre) et de
salades et choux (150 hectares de plein champ), - Rencontre du
consul général de France à Agadir, Monsieur Philippe Barbry, en compagnie
du Président de l’APEFEL et de Monsieur Tariq Kabbage, président fondateur
du groupe GPA, récemment élu maire de la ville d’Agadir.
Vendredi
23 janvier :
- Visite
du groupe Maraissa (qui commercialise sous la marque Azura) : station
de conditionnement, ferme de production, - Visite d’International
Nursery, producteurs de plants et de BioBest, producteur
d’auxiliaires, - Rencontre avec Monsieur Abdelhaq Hanafi, professeur
chercheur et spécialiste de la lutte biologique au Maroc à l’Institut
Agronomique et Vétérinaire Hassan II, - Rencontre les membres du bureau
de l’APEFEL.
Samedi 24
janvier :
- Visite
l’exploitation d’Ali Ben Bachir, producteur de tomates, - Visite de la station de conditionnement
de SOPROFEL (groupe ROSAFLOR qui commercialise sous les marques Idyl et
Gibus).
Témoignage
Alain
COTTEBRUNE ,
producteur de jeunes pousses et poireaux dans la Manche
et
Prsésident des Jeunes Maraîchers de la FNPL. Il revient du séminaire
jeunes maraîchers qui avait lieu du 21 au 25 janvier 2004 à AGADIR
(Maroc). Il nous fait part de ses
impressions à vif...
Après la Sicile en 2002, la Belgique en 2003, quelle a été la
raison d’un séminaire au Maroc ?
« Dans le
cadre de l’accord d’association agricole UE/Pays Méditerranéens, un nouvel
accord a été signé fin 2003 entre l'UE et le Maroc qui continue le
processus de libéralisation des échanges. Le thème de ce séminaire était
donc: Comment les producteurs de légumes français peuvent-ils s’adapter à
l’ouverture des marchés qui se profile ? Nous avons pu échanger avec des
producteurs de légumes marocains, visiter leurs exploitations ainsi que
leurs stations de conditionnement (toutes d'ailleurs au normes EurepGap
et/ou BRC) grâce à l'accueil de l’Association des Producteurs Exportateurs
de Fruits et de Légumes du Maroc. »
Ce type de
séminaire vous apporte-il quelque chose par rapport à votre
travail ?
« Bien sûr, c’est
l’occasion pour nous chefs d’entreprises maraîchères de sortir de nos
habitudes, de prendre du recul par rapport à nos activités, nos
préoccupations quotidiennes, de réfléchir aux orientations à donner à nos
exploitations ; et aussi, de voir ce qu’il se passe ailleurs,
découvrir d’autres systèmes de production ; et de se rendre compte
que nos concurrents ont des avantages (coût de la main d’oeuvre,
ensoleillement), mais également de réels problèmes comme la
ressource en eau, le transport... Les
séminaires jeunes maraîchers ont aussi pour vocation de rassembler les
jeunes de toutes les régions de France, de tous types de production et de
commercialisation, et de partager de bons moments... ce qui est également
important pour les acteurs de la filière de demain»
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