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Combien de temps peut-on rester sans uriner sans danger chez une femme ?

Combien de temps peut-on rester sans uriner sans danger chez une femme ? France-Légumes

Que ce soit lors d’un long trajet en voiture, en pleine réunion de travail ou simplement par manque de toilettes à proximité, toutes les femmes ont déjà été confrontées à cette situation : l’envie pressante d’uriner qu’il faut ignorer. On se dit que ce n’est que pour quelques minutes, que l’on peut bien patienter un peu. Mais cette habitude, si elle se répète, est-elle vraiment sans danger pour la santé ? Selon les professionnels de la santé, ignorer systématiquement les signaux de son corps n’est jamais une bonne idée. Cet article vous explique ce qui se passe dans votre système urinaire lorsque vous vous retenez afin de mieux mesurer les enjeux et d’adopter les bons réflexes.

Que se passe-t-il dans le corps quand on se retient d’uriner ?

Chez la femme comme chez l’homme, la vessie est un muscle en forme de sac extensible conçu pour stocker l’urine produite par les reins. Une vessie d’adulte en bonne santé peut contenir en moyenne entre 400 et 600 millilitres de liquide. Le besoin d’uriner (la miction) se fait généralement sentir lorsqu’elle est remplie à moitié. Il s’agit d’un premier signal. Si vous l’ignorez, le muscle de la vessie continue de s’étirer.

Mais se retenir volontairement d’uriner implique aussi de contracter le sphincter, un autre muscle qui contrôle la sortie de l’urine via l’urètre. Tenir quelques minutes le temps de trouver des toilettes n’est pas problématique. Le danger apparaît lorsque cette rétention devient une habitude prolongée et répétée. Forcer la vessie à s’étirer au-delà de sa capacité normale de façon régulière peut, à terme, l’endommager. 

Quels sont les risques concrets d’une rétention urinaire répétée ?

Ignorer l’envie d’uriner n’est donc pas un acte anodin pour le système urinaire. À court et long terme, cette pratique augmente le risque de plusieurs problèmes de santé, particulièrement chez la femme dont l’urètre plus court facilite la remontée des bactéries. Les principaux risques sont :

  • l’infection urinaire : c’est le danger le plus fréquent. L’urine qui stagne dans la vessie devient un milieu propice à la multiplication des bactéries. Plus vous attendez, plus le risque de cystite augmente ;
  • la distension de la vessie : à force d’être trop étiré, le muscle de la vessie peut perdre de son élasticité et de sa tonicité. Il aura alors plus de mal à se contracter correctement pour se vider complètement ;
  • l’incontinence urinaire : paradoxalement, trop se retenir peut affaiblir les muscles du plancher pelvien et le sphincter qui finissent par moins bien contrôler les fuites. Cela peut mener à une incontinence d’effort (lors d’une toux ou d’un saut) ou par urgenturie (un besoin urgent et incontrôlable d’uriner) ;
  • la rétention urinaire chronique : dans les cas les plus sévères, la vessie devient paresseuse et n’arrive plus à se vider totalement. Le résidu d’urine après chaque miction aggravera alors le risque d’infections.

Dans des situations très rares, une rétention aiguë peut provoquer une rupture de la vessie, ce qui est une urgence médicale. 

Pour combien de temps alors une femme peut-elle se retenir sans danger ? France-Légumes

Pour combien de temps alors une femme peut-elle se retenir sans danger ?

Il n’existe pas de réponse chiffrée universelle à cette question, car la capacité de la vessie et la production d’urine varient d’une personne à l’autre. Plutôt que de raisonner en minutes ou en heures, la meilleure approche est d’écouter les signaux de votre corps. Le premier besoin d’uriner est une invitation, pas encore une urgence. C’est le moment idéal pour aller aux toilettes. Attendre que l’envie devienne douloureuse signifie que votre vessie est déjà trop pleine.

Pour une femme en bonne santé, la fréquence normale de la miction se situe entre 4 et 7 fois par jour. Si vous ressentez le besoin d’uriner beaucoup plus souvent sans boire davantage ou si, au contraire, vous ne ressentez que rarement l’envie, il est judicieux d’en parler à votre médecin. Un traitement adapté ou une rééducation peut souvent résoudre le problème avant qu’il ne s’aggrave. 

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